Don de sperme

Un recours pour contourner l’infertilité masculine et permettre la parentalité

POURQUOI ?

Pourquoi recourir au don de sperme ?

L'insémination artificielle avec don de sperme (IAD) est la technique de procréation médicalement assistée la plus ancienne et la moins invasive. Elle consiste à déposer directement dans l'utérus un échantillon de sperme provenant d'un donneur

Ce protocole est indiqué lorsque :

  • le spermogramme ou la biopsie testiculaire révèle une azoospermie (absence de spermatozoïdes) ou des anomalies sévères du sperme
  • le partenaire masculin est porteur d’une maladie génétique transmissible ou présente des anomalies chromosomiques.
  • le projet parental est porté par une femme célibataire ou un couple de femmes.

En France, la révision de la loi de bioéthique de 2021, entrée en vigueur en 2022, a ouvert l’accès à l’assistance médicale à la procréation (AMP) aux couples de femmes . Cette ouverture concerne aussi le don de spermatozoïdes.

Pour les couples hétérosexuels, l’IAD est proposée en cas de stérilité masculine (azoospermie) ou pour éviter de transmettre une maladie grave à l’enfant.

Qui peut bénéficier d’un don de sperme ?

D’après le site officiel procréation‑médicale.fr de l’Agence de la biomédecine, l’insémination avec donneur peut être proposée :

Pourquoi ça ne fonctionne pas ?

Explorer les causes, côté femme et côté homme.
Ovulation, réserve ovarienne, spermatozoïdes, endométriose, stress… Les causes sont multiples, parfois invisibles.

Et maintenant, quelles solutions ?

Des aides médicales, en France et ailleurs
PMA, insémination, FIV, don de gamètes, parcours à l’étranger : des options existent, mais il faut les connaître.

L’âge limite d’ouverture du dossier pour les receveuses est de 42 ans et que le don est indiqué après échecs de fécondations in vitro ou pour éviter une maladie héréditaire. Les Centres CECOS rappellent que pour bénéficier d’un don, les couples doivent satisfaire aux conditions d’accès à l’AMP, avoir consenti devant notaire (pour les couples de femmes et les femmes seules) et présenter une stérilité masculine ou une maladie génétique transmissible.

Donneur

Qui peut donner son sperme ?

En France, tout homme en bonne santé, âgé de 18 à 44 ans, peut faire un don de sperme, qu'il ait ou non des enfants. Ce don doit respecter plusieurs principes.

Volontariat et gratuité

Le don est gratuit et volontaire ; seuls les frais de déplacement ou d’hébergement peuvent être indemnisés. Le donneur ne reçoit pas de rémunération et peut retirer son consentement tant que les gamètes n’ont pas été utilisés.

Anonymat entre donneur et receveur

Les donneurs et les receveurs ne connaissent pas leurs identités respectives. Toutefois, depuis le 1er septembre 2022, les personnes majeures issues d’un don peuvent demander l’accès aux données non‑identifiantes (âge, caractéristiques physiques) et à l’identité du donneur. Ce dernier doit donc donner son accord à la communication de ces données lors du don. Il n’existe aucun lien de filiation entre le donneur et l’enfant.

Limitation du nombre d’enfants par donneur

Pour éviter un risque de consanguinité, un même donneur ne peut engendrer qu’un nombre limité d’enfants.

Exigences médicales

Des examens sont réalisés pour s’assurer que le donneur ne soit porteur d’infections (VIH, hépatites, syphilis, etc.) ou d’une anomalie génétique. Un spermogramme évalue la qualité du sperme et un caryotype vérifie l’absence d’anomalie chromosomique. Un bilan sérologique et une analyse des antécédents familiaux complètent cette évaluation. Le premier recueil sert à tester la résistance du sperme à la congélation.

Comment se déroule un don de sperme ?

Le parcours du donneur se déroule en plusieurs étapes :

1

Le parcours du donneur se déroule en plusieurs étapes

Un ou plusieurs entretiens sont organisés dans un centre CECOS ou de PMA. Le médecin informe le candidat des règles (anonymat, absence de filiation) et recueille son identité ainsi que des données non identifiantes (âge, état de santé, caractéristiques physiques, etc.). Le donneur doit signer un consentement écrivant autorisant la communication de ses données non identifiantes et de son identité aux personnes issues du don.

2

Bilan médical

Le candidat passe un spermogramme, des analyses sanguines pour dépister les infections et un caryotype afin de vérifier l’absence d’anomalies chromosomiques. Ce bilan peut être complété par un entretien psychologique.

3

Reccueil de sperme

Plusieurs prélèvements sont réalisés par masturbation au CECOS. Le premier échantillon permet d’évaluer la qualité du sperme et de déterminer le nombre de recueils nécessaires. Les prélèvements suivants sont congelés dans de l’azote liquide (congélation) et mis en quarantaine. Un nouveau bilan médical est réalisé six mois plus tard pour écarter toute infection survenue entre‑temps.

4

Affectation aux receveurs

Après validation, les échantillons peuvent être utilisés pour les traitements de PMA. La loi interdit d’attribuer son don à un membre de son entourage ; la sélection du receveur est effectuée par le centre de PMA pour garantir l’anonymat et rapprocher au mieux les caractéristiques physiques et sanguines du donneur et des futurs parents.

Parcours

Le parcours des receveurs

Étapes préalables

Avant de recevoir un don, les couples ou les femmes seules rencontrent l’équipe médicale du centre AMP. Cet entretien vise à expliquer la procédure, évaluer la fertilité et répondre aux questions psychologiques ou éthiques..

Une fois la décision prise, un délai d’attente – souvent long en raison de la pénurie de donneurs – est nécessaire. il existe un déséquilibre important entre le nombre de donneurs et de couples demandeurs, avec un délai moyen de 12 à 18 mois. Pendant cette période, les couples de femmes et les femmes seules doivent signer un acte de consentement devant notaire afin de sécuriser la filiation ; pour les couples hétérosexuels, un simple consentement écrit suffit puisque l’homme du couple est automatiquement reconnu comme père.

Choix du donneur

Les receveurs ne peuvent pas choisir leur donneur. Le centre de PMA sélectionne un donneur dont les caractéristiques physiques (couleur de peau, yeux, cheveux) et le groupe sanguin sont proches de ceux du futur parent masculin ou de la future mère en cas de PMA solo. Cette règle vise à protéger l’anonymat et à éviter les incohérences de groupe sanguin qui pourraient trahir l’origine du don. Aucune filiation juridique n’existe entre le donneur et l’enfant ; le père légal est l’homme du couple receveur ou, dans le cas d’une PMA pour femmes seules ou couples de femmes, la parentalité est établie au moment du consentement notarié.